Edit d'un article publié en février 2025. Entre temps nous avons eu droit à 3 autres articles dans le Parisien, une fermeture administrative préfectorale, un référé suspension gagné, une mise aux normes de la Facto et une victoire au tribunal nous donnant le droit de reprendre notre activité. A lire en se plaçant dans le contexte de l'époque.
.. mais tu ne seras pas une adulte avec des envies, des fantasmes. L'angle journalistique pris par les différents articles ne te donne pas droit à la parole. Tu seras une mineure à vie ma chérie. C'est décidé. C'est acté. Une partie de mes voisins pensent que je te viole, que je te paie, que je te prostitue. Des voisines, donc des femmes, te jugent sur ta sexualité et tes envies, sur tes désirs et tes fantasmes.. Je te présente chère femme en mon nom et en le leur mes excuses, car ils ne savent pas ce qu'ils disent et font.
4 articles !!
Pas un, ni deux, ni trois, mais 10 articles de presse publiés depuis Novembre dernier (9 rien que pour Le Parisien et un autre pour le Nouveau Détective), relayant un conflit de voisinage médiatisés par une petite partie de notre voisinage. Notre activité, moralement, dérange. Rien de nouveau. Sexe et argent, c'est un cocktail détonnant je l'admets.
Administrativement, pénalement, nous sommes, je pense et l'espère, irréprochables. Malgré les appels quotidiens de nos voisins au commissariat du quartier, qui envoie à chaque fois une, deux, trois voitures de police pour constater qu'il n'y a rien. Ni attroupement, ni bruits, ni odeurs, ni alcool, ni drogue, ni prostitution, ni rien de répréhensible. Je salue la courtoisie, la bienveillance des fonctionnaires qui sont venus visiter la Factory et qui n'ont rien trouvé à y redire. Pendant des mois, par souci de discrétion, nous vous faisions passer par la rampe qui mène au garage puis à l'entrée de la Facto. Notre assureur et les officiels nous ont fermement déconseillé de faire passer des piétons par le chemin que prennent les voitures. Si l'un de vous venait à se faire écraser ou juste à se fouler une cheville, notre assurance ne pourrait prendre en charge.
Ce souci de discrétion a du faire croire à notre voisinage que nous avions des choses à nous reprocher ou à cacher (je sais que certains voisins lisent tout ce que je publie pour y déceler je ne sais quoi.. c'est un jeu pervers d'attirance répulsion, comme certains voisins qui descendent jeter leur détritus comme par hasard à chaque fois que nous avons un événement.. ou à dégrader notre porte d'accueil; peut être est ce les mêmes d'ailleurs).

Nous n'avons jamais voulu de médiatisation pour protéger votre anonymat et le notre ainsi que celui des riverains. Je ne suis pas un personnage public, je ne cherche pas la lumière ou les médias, c'est pour cela que j'ai refusé toutes les demandes d'interviews des différents journalistes. J'espère qu'ils comprendront mon refus de leur répondre.
Le sexe et l'argent font vendre du papier. Je doute fort que le Parisien publierait 10 articles si notre activité était autre que l'organisation de jeux libertins. C'est le jeu et je n'ai rien à reprocher aux journalistes, il ne font que leur métier, ainsi que tous les fonctionnaires qui ont bien voulu me recevoir et dont je salue la neutralité et le professionnalisme. Je pense que les voisins qui ont souhaité médiatiser toute cette histoire n'ont pas prévu que l'adresse de l'immeuble sera publiée sur internet. Par contre, ils ont bien mis en évidence le premier article dans les parties communes pendant une semaine au vu et au su de tous les enfants et adolescents. Leurs propres voisins, leurs propres familles.

Faire un feuilleton journalistique d'un simple problème de voisinage alors que la Brigade de Répression du Proxénétisme, le commissariat du quartier, la Mairie et la Préfecture de Paris ont tous dit que nous sommes dans la légalité et qu'à ce jour, nous ne causons aucun trouble à l'ordre public me fait poser pas mal de questions sur cet acharnement. Je commence à craindre pour ma personne ainsi que celle de mon équipe. Je commence à recevoir des appels malveillants, masqués à toute heure du jour et de la nuit. Systématiquement après chaque publication d'un nouvel article. Ce n'est pas un jeu. Je ne suis pas qu'un organisateur. Je suis aussi un père de famille, un frère, un fils, un patron, un ami et les conséquences pour moi et mes proches peuvent être dramatiques. La dramatique affaire Samuel Paty est un exemple récent de ce qui peut arriver via les réseaux sociaux.
Ces différents articles paradoxalement, nous ont apportés pas mal de nouveaux candidats pour nos événements. Aussi bien hommes que femmes et couples. A ces nouvelles personnes, je vous remercie pour votre curiosité et intérêt mais laissez moi le temps de traiter vos demandes et m'assurer que vous venez pour les bonnes raisons. Les jeux libertins et bdsm ont leurs propres codes et il faut d'abord intégrer ces codes avant de pouvoir participer. Si vous êtes vraiment nouveaux, je vous invite d'abord à vous "faire la main" dans les clubs libertins, puis de revenir nous voir. Je ne sais pas si je dois remercier le voisinage pour cet apport de publicité et de clientèle. Je pense que ce serait vraiment maladroit de ma part de le faire. A chaque nouvel article, nous avons de nouveaux clients. Je serais eux, je méditerai sur leur stratégie.
La Mairie a déjà pris partie; il suffit de lire les interventions du Maire dans la presse pour comprendre qu'il ne sera d'aucun secours dans cette histoire (2 demandes de rendez-vous et un courrier avec recommandé de notre avocat pour lui demander de nous aider à entrer en médiation n'ont toujours pas obtenu de réponse à l'heure où je vous écris). Idem pour le syndic de copropriété qui ne souhaite pas non plus entrer en médiation avec nous alors que la BRP et le commissariat du quartier seraient ravis que nous trouvions un terrain d'entente et de nous aider pour cela. C'est dommage. Mais ce n'est pas de notre fait.
La vérité est que je suis pris en otage dans un conflit entre copropriétaires qui date d'avant notre installation rue d'Alleray. Le local que nous avons loué est un local commercial permettant cette activité. Le règlement de copropriété ne l'interdit pas non plus. Nous respectons la tranquillité de notre voisinage en vous donnant rendez-vous à 100 mètres de l'immeuble dans un coin de la rue sans habitation, sans commerce et qui ne gêne personne. Jusqu'à cette semaine, je m'étais interdit, alors que j'en ai totalement le droit, d'avoir une enseigne (ni plaque, ni nom n'indiquent notre présence) ainsi qu'une page google. Vu l'acharnement et le harcèlement de notre voisinage, je pense que cela ne sert à rien. Autant donc avoir une page et une enseigne.
La vérité, simple au demeurant, est que la copropriété ne veut AUCUNE activité dans l'immeuble. Quelle qu'elle soit. Le prétexte qu'ils trouvent face à la particularité de notre activité, ils le trouveront pour n'importe quelle autre entreprise. Avant notre venue, une dark store (pas dark kitchen) avait également des soucis avec le voisinage. Notre voisin dont le métier est d'être un logisticien du dernier km pour amazon a même eu des remarques racistes d'un voisin.
Nous subissons une obstruction de la part du gardien de l'immeuble qui refuse toutes nos demandes, ne serait ce qu'obtenir un double des clés permettant l'accès au sous sol et où je suis obligé de louvoyer pour avoir droit à une simple boite aux lettres (régulièrement vandalisée) et sommes obligés donc d'insister et insister encore pour juste accéder à nos locaux. Pourtant notre propriétaire et nous sommes à jour de nos loyers et charges. Cette guerre d'usure me pousse donc à déposer plainte et nous mènera devant la Justice qui nous départagera
Mon propriétaire AVANT notre installation a proposé à sa copropriété deux projets, validés par la Mairie de Paris pour pouvoir accéder à ses locaux situés en sous-sol par l'extérieur de l'immeuble, et donc sans avoir à passer par les parties communes. Ces deux projets ont été refusés par la majorité des copropriétaires. C'est compréhensible après tout, mais là où cela devient illogique, c'est qu'une partie des copro ne souhaitent pas non plus de passage par les parties communes de l'immeuble. Comment faire donc pour accéder à des locaux situés en sous-sol de l'immeuble, en ne passant ni par les parties communes, ni par l'extérieur, ni par le parking de l'immeuble ?
Pour terminer, je tiens à te saluer toi, qui lis ce long article dominical. Toi qui me soutient ne serait ce que moralement ou par un sms. Toi, Henri, qui me propose d'ouvrir une cagnotte pour prendre un cabinet d'avocat. Toi M, journaliste dans une rédaction nationale qui me propose de publier un droit de réponse et une interview. Toi enfin AZ qui me soutien par ta loyauté, tes rires et ton humour en titane; me réveiller le matin par tes mordillements est un remède contre tout le Mal de cette planète; et enfin vous toutes et tous pour votre fidélité, votre constance et votre amitié tout simplement.
Z.
Edit du 10.2.25 : On parle également de nous sur SudRadio et je remercie la chroniqueuse pour remettre un peu de bon sens à cela.
