Quand ça change, ça change

Chers tous,

Comme vous le savez, la décision négative à notre encontre du Conseil d’Etat nous pousse momentanément voire peut être définitivement; à déménager du local que nous occupons actuellement rue d’Alleray. C’est la vie, le mektoub, le karma.

De toute manière, avec une jauge à 19 personnes, nous étions quasiment à chaque fois proche de l’illégalité. On ne pouvait organiser de multi dignes de ce nom et j’en était tout comme vous, très frustré. On y aura passé quand même de bons moments tous ensemble.

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17 commentaires

  1. bonjour,
    tres bonne idée ces nouveaux nom, c’est marrant mais parfois faut jouer avec les mots. moi j’aurai mis pan pan ou pif paf. En espérant participer au prochain évènement et savoir si durant le mois d’août des événements sont prévus ?
    cordialement
    Mike

  2. Franchement j’applaudis, notamment par rapport au recueil du consentement. C’est rassurant autant pour toi que pour les participant.e.s.

  3. Bravo Z pour la résilience et la capacité d’adaptation.
    Je trouve ça bien, avec quelques remarques :
    – ok avec l’idée de renommer les évènements pour gommer la présomption d’objectification, mais ne peut on trouver des noms sympas avec lesquels on peut un peu se projeter, un peu comme les princesses et les chevaliers, même avec de l’humour, mais qui fassent moins farce, tant qu’à les utiliser vraiment ?
    – pas contre la partie payante d’autant que ça protège aussi les mineurs mais pas compris ce qu’il y aurait dans la partie gratuite. Si on a l’agenda chez les abonnés, alors les non abonnés ne peuvent venir aux événements ? Mais dans ce cas là réduction abonné c’est par rapport à quoi ?
    – le consentement individuel au début c’est très bien, la coordonnatrice d’intimité aussi, mais plutôt que redemander un consentement en cours de route individuel, pourquoi ne pas mettre l’accent sur un safeword ?
    – top les liens entre organisateurs, vous ne voulez pas vous constituer en fédération ou syndicat ou qq chose de plus officiel ?
    – enfin pour les tds, pourquoi pas juste une attestation sur l’honneur lors de la commande de l’évent que la femme n’est pas ici en tant que tds n’est pas rémunérée et fait cela pour son plaisir etc ? (normalement il faudrait aussi pour les mecs d’ailleurs mais tout le monde s’en fout lol)
    Voilà mes petites retours si jamais elles peuvent te servir…
    Bon courage !

    • Coucou Greg, merci énormément pour ton soutien, ta venue à l’audience et tous tes messages. Parfois je ne sais pas comment remercier et je suis maladroit, donc vraiment merci.
      1/ vraiment question de goût. je trouve que piou piou c’est pas mal, mais je reste ouvert à changement, n’hésitez pas tous à m’envoyer vos recommendations.
      2/ La partie non payante donnera un avant-goût de l’agenda, accès à tous les articles « légaux » (règlement, tarification, ancien articles rédigés avant l’arrivée de la partie abonnés). Nos tarifs vont être réduits le temps du lancement de notre nouveau local (qui ne s’appellera donc plus Factory), il n’y a pas de réel lien entre l’abonnement au site et la tarification des événements. Le site est visité par des milliers de personnes qui ne viendront jamais aux événements (libertins virtuels, loin de Paris, curieux, trop curieux etc).
      3/ On a déjà le safeword, mais je suis partisant de bretelles ET ceinture pour ma part. On peut demander le consentement de manière fun et non formelle et admnistrative.
      4/ Déjà que je n’ai pas la totalité des orgas (chacun préfère rester dans son coin, on a pas mal de guerres d’égo, beuacoup ne sont même pas déclarés, crois moi c’est une tannée juste pour les réunir autour d’une table, alors pour crée un syndicat ou une fédé, perso, j’ai pas du tout la force).
      5/ c’est prévu pour les tds, l’avocat se charge de nous préparer le document type.

      La bise
      Z.

  4. Bonjour Z,
    franchement, bravo pour votre énergie et votre capacité de rebond qui est assez époustouflante (tiens, ça pourrait être un nom pour vos événements, ça, les Époustouflantes ou -touflances ou les touf-touf, simplement 😆).
    L’histoire des termes admis, autorisés, du respect de la personne tout ça, tout ça, ça me rappelle une anecdote, sur un chantier de construction actuel d’un château médiéval, à Guédelon, avec les méthodes de l’époque. il y a un outil qui consiste en une grande roue qui permet de monter les pierres en hauteur, et cette roue devait s’appeler quelque chose comme la « roue de castor » ou « de cobaye ». L’inspection du travail avait exigé que le nom soit changé par respect pour les êtres humains qui y travaillaient. Bref, toujours et partout, des petits juges ou des petits conseillers ont des vapeurs quand on nomme les choses, et ont besoin de faire du zèle administratif.
    Plein de courage pour cette nouvelle page sur laquelle j’espère appposer mon nom un de ces jours aussi, comme j’ai eu le bonheur et la chance de faire une fois rue d’Alleray.
    Bien amicalement
    Arno

  5. cher z
    je rend hommage à ta passion ton dévouement et ta fidélité. Une chasse aux sorcières 🧙‍♀️ vise hélas actuellement le milieu libertin Étant loin de ton institution et au vu 🙈 de cette cabale je tire à contre cœur ma révérence en te souhaitant les meilleurs choses et tous mes vœux de réussite pour cette nouvelle version grosses bises

  6. je parcours notamment ce site depuis des années sans jamais avoir franchi le cap du libertinage (en club, privé, etc…). Cela entretien ma libido et cela me suffit.

    Et je me fais la remarque suivante : la question des tds ne semble pas être un sujet.
    Z, à l’évidence, n’a jamais pris le moindre risque en 15 ans d’exercice ! De mémoire de lectures, il a consulté des avocats spécialisés et ce depuis le début de son activité !
    Peut être même s’est il posé la question de savoir si payer le taxi à une femme pouvait se retourner contre lui !

    La mise en place de dispositifs de préconstitutions de preuves est quant à lui parfaitement secure. J’ai lu des témoignages de patrons de clubs libertîns qui sentent immédiatement quand au sein d’un couple la femme vient contre son gré. Avec souvent effet immédiat : refus d’entrer.
    Les mouvements féministes ont conquis un droit fondamental : le droit des femmes à consentir ou à refuser. Le défi n’est pas de leur retirer cette liberté au nom de leur protection, mais de faire respecter effectivement leurs droits et de sanctionner toute atteinte à leur libre consentement.

    • Le sujet des tds est récurrent dans le milieu lib. De plus en plus de femmes libertines font également escort en plus de leur vie libertine. Il y a de cela quelques années, elles étaient discrètes et compartimentaient leurs différentes vies. Entre l’escortisme classique, la création de contenu et la vie libertine, un organisateur ou un patron de club doit pouvoir prouver à tout moment qu’il ne rémunère personne dans son établissement.

      Dernièrement, un de mes collègues s’est retrouvé en garde à vue pendant 3 jours et 3 nuits ainsi que sa compagne et le propriétaire du lieu où il organisait et a été accusé de proxénétisme.
      L’actualité judiciaire du monde libertin est de plus en plus importante. Je me dois de me protéger et protéger les personnes qui viennent dans mes événements.
      Je dois être sûr à n’importe quel moment qu’un.e participant.e est consentant dans un de mes événements.
      Je dois pouvoir rassurer les différentes administrations. Je pense sincèrement qu’on peut s’en sortir par le haut.
      Les mentalités, les moeurs changent. Ce qui pouvait être toléré ou considéré comme « léger » il y a 5 ans, peut, aujourd’hui être considéré plus que problématique, voire pénalement répréhensible.
      Les affaires French Bukkake, Pélicaud, ainsi que plusieurs histoires de femmes sous influence ou emprise par des compagnons qui ont été aménés en club, au Cap d’Agde, chez un organisateur et qui ont reconnu être forcées ou non consentantes, me font très peur. Je préfère donc dans ma situation, actuellement sous les projecteurs faire ceinture ET bretelles.

  7. Bravo Z pour ta résilience et ta capacité à progresser dans l’adversité. Ces évolutions sont très positives et de nature à rassurer tous les participants hommes ou femmes.
    J’imagine que le sujet a déjà été largement débattu mais mon avis est que ton prochain local devrait être réellement indépendant d’accès et sans voisinage trop proche. La discrétion est de mise. Et aussi se trouver dans un quartier moins « fermé d’esprit » ou moins « hypocrite »… ce qui exclut la bobozone parisienne….

  8. Salut Z,
    Je suis admiratif de ta ténacité et de l’intelligence avec laquelle tu joues avec les situations pour t’adapter, prendre du recul et te remettre en question.
    Tes initiatives ne peuvent de toute façon que bénéficier à cette pratique.
    Et ton besoin de fédérer chacun des acteurs du milieu me touche particulièrement.
    Force à toi.
    A très bientôt j’espère.

  9. Tous mes voeux de rebond après ces fâcheuses péripéties. Visiblement tu apprends de tes erreurs et je t’en félicite. Car je pense que c’était une erreur de s’installer chez les bourgeois parisiens. Ils ont vu leur patrimoine en danger et il n’y rien de pire pour eux. Ils étaient prêts à tout pour te faire partir.
    Une remarque : de mon expérience, à Bagnolet, dans le 15ème ou à d’autres adresses où tu as organisé des évènements, j’ai toujours été un peu gêné par l’attente dans la rue. Ce n’est pas discret, on se retrouve à quelques mecs à tourner en rond à l’adresse de l’évènement. Un oeil attentif repère le manège. Su tu pouvais trouver un lieu où tu pouvais directement accueillir les participants à l’intérieur, ce serait un plus. Dans un petit salon, pour ne pas dire salle d’attente, suffisamment séparé du reste de la surface. Avec idéalement une entrée séparée pour les dames et/ou couples, pour que princesse et chevaliers se rencontrent uniquement dans la salle de piou piou.

  10. Je vais finir par croire que tu es belge mon cher Z, tant tu sembles bien gérer les compromis (le fameux « compromis à la belge » en lien avec nos trois communautés linguistiques à gérer).

    Bravo pour ton courage, ton imagination fertile pour t’adapter aux situations et la force aussi (ça doit demander énormément d’énergie). J’espère un jour se revoir avec ma Madame.

    Olivier

  11. J’ai identifié 5 problèmes à ton activité:

    1/ La morale avec une société pensant que les femmes ne peuvent pas être libre de faire du piou piou. La femme doit être une bonne mère de famille. Sinon c’est un objet au service des homme pervertis. La femme serait plus pure que l’homme ?
    2/ Sexe et argent ne font pas bon ménage. Cela crée une discrimination, une élite qui profite du sexe, de l’argent facile par rapport au salarié qui travaille à l’usine.
    3/ Le consentement et le bon déroulement des parties. Le problème se pose pour les femmes qui se font rémunérées, celles qui sont soumises par leur compagnon sans leur consentement, consommant des substances, ou victimes sur place d’un mauvais comportement. C’est du viol donc puni comme un meurtre.
    4/ Le voisinage. Bruits, nuisances.
    5/ Les pratiques risquées (sans capotes) et problèmes de MST.

    La société pretend la liberté et on voit que c’est le contraire. Si la société faisait plus de piou piou, ils casseraient moins les noisettes, et ne regarderaient pas ce qui se passe dans la culotte des autres pour comparer a la leur.

    Je n’ai jamais participé a mon grand dam, mais j’avoue que regarder les actualités m’excitaient, me donnant l’envie de venir. S’il faut payer un abonnement, je n’aurai pas l’envie.

  12. Hello
    Pourquoi ne déménageriez vous pas à Genève? Paris nous vous mérite plus et Genève serait ravi de vous accueillir
    Qu’en pensez-vous?

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