Merci à toutes et tous pour

votre soutien moral, votre présence aussi bien en virtuel que sur place ce Mercredi 24 Juin au Conseil d’Etat. Merci de vous être déplacés aussi nombreux (j’ai arrêté de compter à 75 personnes de tous sexes). J’espérais dans mes rêves les plus fous avoir au max une dizaine de personnes avec moi, vu le délai, la canicule et le besoin d’anonymat naturel qu’ont les kinksters et les libertins. Se présenter à visage découvert pour soutenir une cause aussi intime demande énormément de courage. Croyez que cela me touche énormément et que j’apprécie à sa juste valeur votre présence et votre soutien. Venir me rejoindre alors qu’on ne se connait pas, que ma personnalité est clivante, que parfois même on vous a déconseillé en MP de me soutenir démontre une certaine noblesse d’âme qu’on imaginait disparue depuis des lustres.

Je comprends parfaitement les personnes qui se sont désistées estimant qu’on ne pouvait aider la cause sans aider le personnage de Z en même temps. Aucun souci.

A partir du moment où la Préfecture de Paris à décidé de fermer notre établissement le 21 janvier 2026 pour :

  • troubles à l’ordre public (jamais démontré malgré plusieurs enquêtes et plus de 80 interventions de la police entre Janvier et Août 2025, soit 10 fois par mois).
  • Risques d’infraction pénales (Aucune plainte ou condamnation de quelque sorte que ce soit en plus de 15 ans d’activité).
  • Atteinte à la dignité humaine (Une personne ne peut consentir à sa propre dégradation d’après la Préfecture même dans un cadre de jeu de rôle sexuel).

D’après notre avocat, 85% des recommandations du Rapporteur Public au Conseil d’Etat sont suivis par celui ci. Il nous reste donc 15% de chances.

On attend de savoir quels seront les motifs retenus pour décider de l’annulation de la suspension de l’arrêté préfectoral du 21 Janvier dernier et qui nous permis de rester ouvert. On ne sait pas si le Conseil d’Etat va suivre le Rapporteur dans toutes ses demandes, en partie, ou miraculeusement, pas du tout.

On savait que notre victoire au tribunal administatif de Paris le 9 février dernier était temporaire, mais on pensait que le plus dur était passé. A vrai dire, on était très confiants avec mes conseils et on était convaincus que le rapporteur public aurait été de notre côté.

Lundi dernier, deux jours donc avant l’audience nous avons reçu un communiqué liminaire et assez lapidaire nous disant le contraire. C’est pour cela que dans l’urgence et suite aux conseils de mon avocat, je vous ai alerté un peu dans la précipitation. On voulait votre présence au Conseil d’Etat pour que les juges voient que les libertins kinksters ne sont pas des marginaux, que n’importe qui, quel que soit son origine, sa fortune, son physique, sa couleur peut être libertin/kinkster. Et cela a été vu et entendu (la plaidoirie de notre avocat, à la grande fureur du Président a été fortement applaudie.. et possible que cela nous desserve, mais il y avait beaucoup d’émotions à l’audience).

Tout d’abord, je pense que vous le savez déjà, je n’ai jamais demandé à créer cette situation complètement folle. Ce n’est pas moi qui ai médiatisé l’affaire, ce n’est pas moi qui suis allé me plaindre à la mairie, la préfecture ou aux commissariats. Depuis fin 2024, je ne fais que prendre des coups de tous côtés. Je me défends tant bien que mal. Tant que cela restait dans un conflit de voisinage typiquement parisien, je n’ai alerté personne, demandé d’aide de personne. J’aurai aimé déménager rapidement mais après plus de 180.000€ de travaux, nos caisses étaient vides et on n’avait plus les moyens de réinvestir autant. Ce n’était pas de l’entêtement de ma part, c’est juste que je ne pouvais faire autrement.

A partir du moment où les termes « atteinte à la dignité humaine » ont été avancés comme motif de fermeture par la Préfecture de Paris, j’ai préféré vous alerter. D’un seul coup, cela concernait tous les organisateurs de France et pas mal de clubs et par ricochet tous les kinksters et libertins.

On recevra le jugement au plus tard le 15 juillet date du début des vacances judiciaires, mais il peut tomber à tout moment. Et là tout dépendra de celui ci.

Vont ils annuler le référé suspension et nous reviendront à la même situation qu’en Janvier dernier ? Vont ils fermer l’établissement la Factory Rivegauche uniquement pour « risques d’infractions pénales » ou vont ils également y rajouter « atteinte à la dignité humaine ».

Le rapporteur dans sa déclaration a bien veillé à dire que ce n’est pas la pratique du gang bang qui est visée mais plutôt l’organisation de gang bang. C’est très brumeux car un gang bang pour qu’il puisse exister doit pouvoir être organisé, ne serait ce que pour coordonner les agendas de tous ses participants. C’est tiré par les cheveux j’ai l’impression et il y a une logique qui m’échappe. En d’autres termes, pour rester dans les clous, il ne restera pour une femme que d’aller en club et espérer trouver le nombre de partenaires qui conviendront à ses goûts et là le gb sera « spontané ». Je dis ça, et encore, même un club qui annoncerait « samedi prochain, soirée gang bang » pourrait tomber dans l’illégalité si on pousse le raisonnement jusqu’au bout.

Le rapporteur a parlé également de risque pénal si on laisse une entreprise comme la mienne exercer, malgré 15 ans d’activité sans aucune amende ou plainte de qui que ce soit.

D’après lui, on peut arrêter l’activité d’une entreprise pour un risque pénal, en se basant sur un compte-rendu publié par une femme pour qui nous avions organisé un CNC au mois de janvier à Bagnolet (la Factory était fermé à cette époque). Là aussi nous n’arrivons pas trop à comprendre pourquoi fermer un établissement dans le 15eme arrondissement alors que l’événement incriminé s’est déroulé à Bagnolet.

On aura le jugement au plus tôt aujourd’hui et au plus tard le 15 juillet.

Dès réception de ce jugement que je ne manquerai pas de vous transmettre, je pourrai décider quoi faire.

Si le Conseil d’Etat estime que l’organisation de gang bang est une atteinte à la dignité humaine, mon métier n’existera plus temporairement. A chaque organisation de gb, on risquerait une descente de la police et ce sera à la discrétion de chaque Préfecture. Il faudra attendre l’audience au fond, cette fois ci au Tribunal Administratif qui tranchera. Le souci est qu’on ne sait pas quand aura lieu cette audience. Dans un mois ou dans 2 ans et vous comprendrez que ne nous n’avons plus les moyens de garder la Factory fermée et payer 6000€ de loyer chaque mois à fonds perdus pour une date hypothétique. Je reprendrai mes activités de traiteur pour ma part et dirait adieu au monde libertin/kinky. Je n’ai plus les moyens, ni la force de me battre contre une administration monstre.
Je me refuse à demander une cagnotte ou un truc dans le genre. Je remercie les personnes qui m’ont proposé de le faire mais je ne le souhaite pas.

Je pense que sur Fet notamment il y a des personnes en situation vraiment très précaires et ce sont elles qu’il faudrait aider via des cagnottes ou autres. Moi je suis un entrepreneur, je rebondirai. Je tomberai 7 fois et je me relèverai 8.

Si le Conseil d’Etat estime que c’est juste l’établissement de la Factory RiveGauche qui pose problème, on prendra quelques mois pour déménager et changer d’établissement, surement en proche banlieue, et là aussi, on ne comprends pas la logique du « risque d’infraction pénale » lié à une adresse. Le risque est partout et tout le temps, chez chaque organisateur, chaque club, chaque soirée. Dans cette logique, changer d’adresse ne changera rien..

C’est un combat long qui nous/vous attend chers amis. Aujourd’hui c’est le gang bang, demain ce sera les « ventes aux esclaves », ou promener un.e soumis.e en laisse; Je ne vous parle même pas des personnes qui aiment être tabassées, les public disgrace, les jeux d’aiguille, l’uro etc. Le bdsm est la prochaine étape.

Cela fait partie d’un calendrier qui date depuis 10 ans déjà mené par certaines assos féministes financées par des personnes très aisées qui grapillent petit à petit chacune de vos libertés sexuelles.

Elles ont commencé par pénaliser tout ce qui tourne autour des prostitué.es, puis le gang bang et demain.. demain ce sera votre tour tout simplement.

Merci pour votre temps.

Z.

Ps : il est possible que ce texte soit adapté, modifié d’ici quelques temps.
PS 2 : si j’ai oublié certains points, je peux y répondre en commentaire.

8 commentaires

  1. Du fin fond des Pyrénées j avais le plaisir à chaque publication de lire les annonces et de regarder les photos.
    la distance me séparant de votre Factory ne m a jamais permis d’être un participant réel mais uniquement virtuel.
    je remercie ces jolies femmes de leur courage et dû fait d assumer leur sexualité en toute liberté.
    peu importe les pratiques, elles ont été courageuses de vouloir assumer leur désir dans leur plaisir.
    merci aux hommes qui leur ont apporté tout celà,…….sans moi sniff sniff.
    longue vie à la facture.
    je te soutiens Z…..du fin fond des Pyrénées !!! Dép 31o

    • Je suis sidéré et consterné d’un tel acharnement avec des prétextes totalement fallacieux et sournois mais tellement féministe/misandre finalement et tellement logique, elles ne voient pas ces femmes comme des individus et des êtres à part entière avec des fantasmes, des envies ( temporaire ou non ) et de la réflexion, elles les voies seulement comme des femmes disponible sexuellement pour les hommes c’est ça qui les déranges.
      elles comprennent qu’une femme aie des envies d’objétisation mais il ne faut surtout pas que des hommes y répondent.
      Elles vont donc intellectualiser, idéaliser, moraliser, philosopher , sur le fait qu’une femme ne peut pas participer à sa propre objétisation en y glissant des termes et mots clés histoire d’amalgamer et semer le doute, c’est de la pure idéologie misandre et féministe qui nous martèle idéologiquement depuis plusieurs années. Pour quels résultats finalement ?
      Quelle triste époque . Je t’ai envoyé un message WhatsApp mais tu dois tellement avoir de messages qu’il a du se perdre dans le flot . Amitiés.

    • De même depuis Bruxelles où j’ai un jour eu le plaisir de prendre le relais de Z pour réaliser le scénario d’un couple germano-helvete à l’imagination débordante.

  2. Si je comprends bien il suffirait de ne pas annoncer Gang Bang mais seulement soirée libertine privée pour être dans les clous?

  3. Cette interdiction de jouir de son corps en privé érigée par des non pratiquants démontre leurs frustrations leur jalousie et leurs perversions. quand on voit ce qu’un brillant juriste comme Olivier Duhamel faisait et couvert par tous….on peut imaginer ce qu’ils font…

  4. Je pourrais arguer de la canicule ou de la distance. Mais en vérité je fais partie de ceux qui, tout en soutenant ta cause, n’ont pas eu le courage de se « présenter à visage découvert » (pour reprendre ton expression). Et je n’en suis pas fier. Je sais que beaucoup d’autres ne sont pas venus pour les mêmes raisons. J’ai donc d’autant plus de respect pour les femmes qui étaient présentes.

    Tu as raison d’évoquer ces « personnes très aisées qui grappillent nos libertés sexuelles ». Mais il faut ajouter qu’elles grappillent aussi nos libertés d’informer, de publier et même de s’exprimer (demandez à Blanche Gardin ce qu’elle en pense). Le contrôle des pratiques sexuelles est toujours un préalable qui précède les autres types de contrôle.

    Madbob

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