Le compte-rendu de Luna 24h

Où il est question de sushis, de gokkun, de risotto aux asperges, de gifles et de fouets.

Merci encore à tous les hommes venus jouer le jeu. Merci à Kelly, Elias et Djee et surtout à Alexis pour la captation vidéo. Bonne lecture. C’est intense.

Moi qui n’avais jamais fait de stage de ma vie, je comprends désormais le côté formateur de ce genre d’expérience…

Pourtant, les quelques jours qui ont précédé, je n’étais pas aussi sereine. Honnêtement, j’ai flippé. J’ai flippé grave de cette aventure de plus dans laquelle je me jetais. Je savais que ça allait être intense, endurant mais surtout je réalisais que j’avais fait ce choix de manière complètement indépendante. Et dans mon esprit de soumise, c’était compliqué à gérer, je commençais à douter.
Cependant, j’avais vraiment envie de me retrouver, l’espace d’un instant, dans un état d’être d’esclave sexuelle. 24h enfermée, coupée du reste du monde, de la lumière naturelle. 24h à m’offrir, à donner de ma personne. 24h pour aller toucher du doigt cette condition…

Le jour J je me lève très (très) tôt pour prendre le train en direction de la capitale.
Arrivée sur le parking de la gare, je suis accueillie avec un sac sur la tête puis jetée dans le coffre d’un véhicule.
Le moment à la fois tant attendu et redouté est arrivé. Je respire fort et ce n’est pas uniquement à cause du sac poubelle que j’ai sur la tête, la peur gagne du terrain… Le trajet est long, je comprends qu’il y a de la circulation. J’essaie de ne pas laisser mes doutes et mes angoisses m’envahirent mais j’ai du mal. Jusqu’au moment où le conducteur change de musique. Cela commence par quelques notes de piano, puis des gémissements, de plus en plus fort. Je me détends peu à peu et me laisse porter par les cris de jouissance que j’entends sur un air de musique classique. Je commence à mouiller. Dés lors, je respire à nouveau normalement car je sais que je suis à ma place, là où j’ai vraiment envie d’être à ce moment précis.

Arrivée à La Factory, on me jette dans une cage. Plusieurs hommes sont déjà présents sur place, dont un cameraman (j’avais donné mon accord au préalable pour que cela soit le cas). Ce dernier me demande de me déshabiller tout en me filmant. Au départ, je suis un peu gênée par la présence de la caméra mais je deviendrai vite à l’aise par la suite, jouant parfois avec, l’occultant complètement la plupart du temps.

On me jette une tenue à travers les barreaux de ce qui sera mon « refuge » pour les prochaines 24h. Une fois les bas, le petit top et les gants en résilles enfilés, on m’amène au centre de la pièce principale où m’attend un groupe d’hommes autour d’un lit circulaire.
On ouvre ma cage et je me dirige à quatre pattes en direction du lit. Des mains m’attrapent, me caressent, des doigts s’introduisent à l’intérieur de moi, je suis trempée. Ma bouche et mon sexe sont immédiatement pris d’assaut. On ne me ménage pas, j’enchaîne les gorges profondes pendant que je me fais fortement laminer. Les hommes tournent vite et j’ai l’impression qu’il sont très nombreux, qu’il en arrive toujours plus et que chaque nouvel arrivant me prend encore plus violemment que le précédent. On me tire par les cheveux, on me gifle, on me crache dans la bouche, au visage, on me mords, on me griffe, on me mets de belles fessées; un vrai petit défouloir !
Une fois l’adrénaline passée, je reprends un peu mes esprits et commence à observer la scène dans son ensemble. Jusque-là je n’avais vu que des queues mais je commence à voir se dessiner des contours de visage, à entamer des eyes contact, à créer des connexions.


Certains ont déjà remplis ma bouche pendant que d’autres s’amusent à revenir encore et encore pour me prendre de plus en plus sauvagement.
J’enchaîne les viols buccaux jusqu’à régurgitation ce qui ne ralentit pas ces messieurs mais, au contraire, les excitent encore plus.
À un moment je crois que l’on est pas loin du fist vaginal.
Après m’avoir bien faite tourner sur quasiment tout le mobilier, ces messieurs décident de me remettre sur le lit pour enchaîner avec quelques doubles vaginales pendant lesquelles je me fais encore remplir la bouche.
Certains reviennent pour éjaculer une deuxième fois au fond de ma gorge et je termine ce premier gang-bang recouverte de sperme.

Je file prendre une douche puis je retourne immédiatement dans la pièce principale où on m’installe sur une table, allongée, nue. Quelqu’un commence à disposer des sushis sur mon corps et je ne suis bientôt plus qu’un support immobile. Des tranches de citron sont disposées sur mes tétons malmenés par le précédent gang-bang, ça me pique et me brûle en même temps. On place un pot de sauce soja dans ma bouche, je reste concentrée pour ne pas en renverser une goutte. Petit à petit, j’entends du mouvement autour de moi, des hommes s’approchent et commencent à manger. Quand à moi, je ne suis plus qu’un support pour ces victuailles. Certains enfilent des gants pour me caresser l’entrejambe mais je reste immobile. Quelqu’un demande où se trouve le wasabi. On retire le pot de sauce soja de ma bouche et on m’ordonne de tirer la langue pour y déposer la fameuse pâte verte et piquante dessus.
Je tremble un peu parce que j’ai froid mais j’attends patiemment que ces messieurs finissent de se rassasier avant de pouvoir me réchauffer.


Deux minutes plus tard, je suis à nouveau sur le lit en train d’enchaîner les queues. J’ouvre la bouche, je tire la langue et chacun des hommes vient cracher à l’intérieur. J’adore ça, je me délecte de leur salive et j’en redemande.
Gifles, fessées, crachats, gorges profondes, dirty talk, sex hard s’enchaînent et je finis à nouveau recouverte de sperme.
Cette fois-ci, je file sous la douche démêler un gros noeud dans mes cheveux tellement que j’ai bien été recouverte de foutre.

Une fois mes cheveux démêlés je retourne me mettre dans ma cage, attendant sagement la suite des évènements. On m’annonce que pour ce qui va suivre, il n’y aura pas de pénétrations vaginales, que ces messieurs vont uniquement se servir de ma bouche. On me jette une cagoule entre les barreaux puis on me fait sortir en me tirant par les cheveux. Je m’avance à quatre pattes vers ce que je suppose être un groupe d’hommes.

  • Tiens, voilà pleins de queues pour toi à faire bander. Une fois que ces messieurs seront bien excités ils viendront éjaculer dans ta bouche de chienne et tu devras tout garder jusqu’à la dernière goutte avant d’avaler. Compris ?

Je réponds un « oui », dégoulinante d’excitation avant de recevoir une gifle monumentale.

  • Oui qui ?
  • Oui Monsieur !

Je suis super excitée et je m’applique à sucer les queues que l’on me présente à tour de rôle. Je les sens gonfler à l’intérieur de ma bouche et je pompe de plus en plus vite, de plus en plus profond. J’entends ces messieurs prendre du plaisir et cela m’excite beaucoup. Au bout de quelques instants, les éjaculations arrivent les unes après les autres et j’ai bientôt la bouche remplie de sperme. Je sens le liquide glisser lentement au fond de ma gorge en même temps que la mouille qui dégouline d’entre mes jambes.
On me dit que c’est terminé et j’avale tout d’un coup, le sourire aux lèvres en me léchant les babines, je n’en ai pas perdu une goutte.

Je retourne à quatre pattes dans ma cage, la gueule dégoulinante de sperme, pour un temps de repos. Les hommes restants ont la délicatesse de m’y déposer une couverture ainsi qu’une gamelle d’eau avant de quitter les lieux.
Tout le monde est parti et je me retrouve seule, enfermée, dans un silence absolu. Ce moment est une épreuve psychologique intense pour moi car j’ai toujours eu peur de me retrouver enfermée dans une cage. Mais étrangement, à ce moment précis, je me sens parfaitement à ma place et je m’endors paisiblement.

Lorsque je me réveille, je n’ai aucune notion du temps. Je sens de l’agitation autour de moi, les préparatifs de la soirée ont commencé.
On ouvre ma cage et on me dit que je peux aller me préparer. Comme je ne sais pas trop à quoi m’en tenir, je me demande comment je dois me préparer. Je n’ai pas spécialement amené de tenue et de toute façon, la tenue que je préfère c’est celle où je suis entièrement nue. Je profite donc de ce moment pour me préparer plutôt mentalement.

Lorsqu’on revient me chercher, certains convives sont déjà arrivés. Tout le monde est très beau, très bien habillé et je suis la seule nue. J’évolue ainsi au milieu des invités et cela me plaît beaucoup.
On m’introduis auprès de trois personnes qui ont accepté de venir « s’occuper de moi »; un Shibariste, une Domina et un Dominant.
Je suis à la fois flattée et très impressionnée.
Une fois les présentations faites, je prends naturellement ma place par terre, silencieuse, tête baissée. Je commence à comprendre ce qu’il se trame et je suis comme dans un rêve éveillé, j’ai un peu de mal à y croire !
Chacun leur tour, les trois participants prennent un temps pour échanger avec moi concernant leurs pratiques, mes envies , mes limites…
Je suis très impressionnée par Madame K. qui est très grande et très belle. Je me sens vraiment toute petite à ses pieds. C’est la première fois que je vais être dominée par une femme et je suis très excitée à cette idée.

La soirée débute avec Djé, le Shibariste qui se mets pieds nus et commence à sortir ses cordes. Je ne suis pas une experte en la matière alors je ne saurais dire de quelles fibres il s’agit mais tout ce que je sais, c’est que se sont celles qui sont rêches, les marrons. Celles qui piquent, qui râpent, qui brûlent, qui grattent. Celles qui sentent la sueur, les pleurs, la douleur. Celles dont ont a l’impression qu’elles suspendent depuis la nuit des temps…


Djé commence à se mouvoir autour de moi. Il entame un joli corset, s’en sert pour me faire ouvrir le torse en utilisant un point de suspension, puis se concentre sur un bâillon. D’habitude, je n’aime pas trop les bâillons, surtout ceux en plastique, mais je suis très contente de porter celui-ci. Nous échangeons des regards, des sourires et je crois qu’à ce moment j’ai déjà oublié où je suis et qu’il y a un public présent sur place, je suis déjà dans ma bulle.
À travers des tours de passes-passes propres à ceux qui manient les cordes, Djé me fait me positionner en équilibre sur la pointe des pieds puis soulever une jambe. J’ai l’impression d’être une petite marionnette. Je ne tiens plus que sur la pointe d’un pied et je sens que je pourrais vaciller à tout moment lorsque Madame K. s’approche de moi pour me tendre le bras. Je prends appui du bout des doigts sur son avant-bras pendant que Djé relâche tout doucement la tension des cordes qui me tiennent en équilibre.
Une fois les pieds à nouveau ancrés sur le sol, Madame K. tire délicatement sur la corde de mon corset pour me faire avancer derrière elle. J’ai toujours mon bâillon, je la suis. Elle décide de m’installer sur un carcan.

C’est la première fois que je vais essayer le carcan et j’avoue que c’est quelque chose qui m’a toujours fait un peu peur en raison de son inconfort légendaire et de tout ce qu’il représente dans l’imaginaire populaire.
Une fois installée, on met un masque sur mes yeux et je me concentre sur ma respiration, me préparant à une suite dont j’ignore tout.
Je sens une sensation de griffures remonter le long de mes jambes, mes fesses, mon dos. Puis des caresses. À nouveau des griffures…
Les griffures et les caresses de Madame K. me font beaucoup d’effets lorsque soudain, je sens quelque chose de complètement différent. Comme une espèce de pâte froide que l’on étale sur mes fesses. J’ai à peine le temps de reconnaître le claquement d’un briquet longue tige que j’ai littéralement le feu au cul !
J’entends des exclamations étouffées provenant de l’assemblée. Je réalise à peine que je suis en train de vivre ma première expérience de fire play tandis que Madame K. a déjà recouvert mon dos de la fameuse mousse inflammable.
Je comprends que le spectacle doit être captivant car les exclamations qui s’élèvent sont plus fortes. Quand à moi qui ne vois rien, enfermée dans ce carcan, mon masque sur les yeux; je suis de plus en plus excitée.
Une fois ma peau tiédie par les flammes, Madame K. continue de la chauffer avec un ou plusieurs martinets, puis au fouet. Une fois préparée pour la suite, elle me libère de mon carcan et passe la main à Monsieur Elias qui m’installe sur La Croix de Saint André.

Je suis aux anges, le fouet est un de mes instruments préférés, je l’ai aimé dès la première fois que je l’ai essayé…
Maître Elias entre directement dans le vif du sujet. Nous n’avons pas le temps de faire une longue séance et je me doute qu’il doit s’adapter à la situation. Les coups portés sont vifs et soutenus. Je tourne un peu la tête sur la droite et je vois la soumise de Monsieur Elias, enfermée dans ma cage, qui regarde son Maître avec admiration et qui lance vers moi des regards emplis de compassion. Je lui fais comprendre que tout va bien, je la rassure tout comme elle m’a rassuré avant que la soirée ne commence, lorsque je lui faisais part du stress qui commençait à m’envahir.
Je tourne la tête droite et reste concentrée, focus sur ma respiration et les sensations.
Je suis complètement immobile, dos à l’assemblée et pourtant, c’est comme si j’avais l’image devant les yeux.
Ce qu’il y a de magique avec le fouet, c’est la connexion qu’il peut faire naître entre deux personnes. Je ressens chaque coups portés par Maître Elias et à chaque fois, c’est comme si quelque chose provenant de l’intérieur de mon être remontait le long de ce lien de cuir pour venir se connecter à celui en train de le manier.
À ce moment, je peux ressentir les émotions de Monsieur Elias juste à sa manière de me fouetter. Je sens un peu de retenue, de la surprise aussi. Il a fouetté fort dès le départ mais je n’ai pas bougé d’un millimètre. Je sens qu’il a envie d’y aller encore plus fort mais il ne me connaît pas et vu que je ne réagis pas, j’imagine que c’est difficile pour lui de savoir si il peut ou pas.

Il s’approche de moi :

  • Tout se passe bien mademoiselle ?
  • Oh oui Monsieur, merveilleusement bien.

Les coups reprennent de plus belle, formels, soutenus. L’hésitation et la retenue ont laissés place à l’assurance et la satisfaction. Les coups qui me sont portés me permettent à présent d’imaginer le petit sourire sadique que j’aime tant voir apparaître aux coins des lèvres de mes bourreaux…
La cadence est de plus en plus soutenue, l’intensité augmente rapidement.
L’objectif désormais je le sais, est de me faire ployer.
Alors je l’attends, j’attends ce coup qui me fera flancher. Celui qui sera porté bien plus fort que tous les autres, peut-être à l’endroit le plus sensible qu’il aura entre-aperçu au bout de son aiguillon infernal.
Je suis tellement excitée à ce moment-là, je sens que je dégouline.
Puis le voilà enfin, ce coup qui me donne la sensation que ma chaire va s’ouvrir en deux.
Il m’arrache un cri non pas de douleur, mais bel et bien de jouissance. Je respire fort et je gémis comme si je venais d’avoir un orgasme. Je me surprends un peu moi-même à ressentir presque uniquement du plaisir.
C’est alors que tout redevient clair. Je redescends peu à peu de mon petit nuage et tout s’anime autour de moi. J’entends à nouveau les sons, je perçois les mouvements, je suis revenue dans cette salle, avec les gens qui s’y trouvent.
Mon corps se meut désormais sous les coups qui me sont portés. Je me tortille, je gémis, je commence à trembler. J’ai envie de continuer mais je sais aussi que je suis en pleine redescente et qu’il ne sert à rien de pousser trop loin dans ces moments-là.

Monsieur Elias me détache de La Croix et lorsque je me retourne je réalise qu’il y a un public présent. Je remercie Djé et Madame K. de loin puis mon regard se pose sur un groupe d’hommes que je sens prêts à en découdre.
J’ai alors très envie de me faire prendre sauvagement. Qu’on malmène mon corps endolori, qu’on s’agrippe à ma peau zébrée, qu’on appuie sur mes marques, qu’on fesse mon cul meurtri, que l’on m’utilise comme un jouet abîmé que l’on aurait pas peur de casser.
Bien sûr, les participants auront fait honneur à mes envies perverses et la soirée se clôturera en une véritable orgie.

Le lendemain matin, je me réveille en pleine forme afin de profiter de mes dernières heures de stage. Je regarde autour de moi et je me dis que le temps passé ici a filé à une vitesse folle. À peine le temps de finir mon cappuccino que je suis à quatre pattes Derrière Le Rideau, accueillant un à un les hommes venus faire une pause petit-déjeuner. Après leurs avoir baisé les pieds en guise de bienvenue, je m’applique à prendre en bouche leurs sexes. J’enchaîne les gorges profondes pendant qu’ils terminent leur café avant de me prendre sauvagement.
Vous l’aurez deviné, je finis à nouveau recouverte de sperme et ces messieurs auront même la prévenance de fourrer mon croissant !

Au moment de partir, je décide de ne pas prendre de douche histoire de rentrer chez moi encore pleine de foutre. Durant tout le trajet du retour, alors que je regarde les gens qui ont l’air d’avoir passé une matinée, somme toute classique, je ne pense qu’à une chose : faire un 48h 😈

2 commentaires

  1. Je n’avais jamais testé le sashimi tiède, chauffé au corps humain. Check.
    J’ai pu apprécier le confort du fond de ta gorge. C’est un bonheur de lire que ce moment d’extase fut partagé.
    Daniel

  2. Très beau compte-rendu.

    On devine une autrice aux grandes qualités littéraires, entre autres.

    Un régal, dont je me suis délecté par deux fois…

    Harry

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