Je sais que tu sais

Je sais que tu ressens, tout comme moi, tout comme ton voisin du dessus, celui à droite, celui à gauche et celui d’en bas.

Je sais que toi aussi tu as connu la solitude que rien ne console, que toi aussi tu as fait semblant d’aller bien alors que ça n’allait pas. Que, ne sachant pas quoi dire, quoi répondre, quoi penser, pour ne pas être rejeté, t’as dit et fais comme tous les autres on fait.

Tu sais que je sais. Car je suis comme toi.

Je sais que tu sais. Car tu es comme moi. Comme le voisin du dessus, celui de droite, de devant, de derrière.

Tout comme moi tu as ri alors que tu ne trouvais ça pas drôle. Tu as pleuré seul. Tu as joué à l’outré. Tu as voulu faire savoir au monde que toi aussi tu as des sentiments, que tu es là, que tu vis.

Tes complexes, comme les miens, te bouffent, me bouffent. Toi aussi tu as envie d’être aimé et tu ne sais pas comment le dire. Certains coeurs se prennent, le tien se donne.

Tu utilises des expressions à la mode, que tu as entendues, que tu n’as pas inventé, pensant, espérant même que cela te fera faire encore partie du groupe. Que tu y as toute ta place, que tu n’es pas encore mort, ni, pire… effacé.

Toi aussi, tu passes ta vie d’adulte à essayer de réparer tes problèmes d’enfance. Tout comme moi.

T’es gros, t’es moche, t’es pas beau. T’es intelligent mais tu ne sais pas comment le montrer. Tes réparties fulgurantes, tu ne les dis qu’une fois seul. Tu lis, tu scrolles, tu fais partie de plein de groupes mais on ne t’entend jamais… ou alors on n’entend que toi, mais dans la vraie vie tu es plutôt effacé.

En fait, tu veux juste être aimé.

Tout comme moi.

2 commentaires

  1. Le savoir est une richesse, il nous permet d’être meilleur.
    Le savoir est aussi parfois subjectif, fondé sur des émotions, des goûts, des avis… Nous pensons savoir mais finalement nous savons si peu, bien souvent, il ne s’agit que de croyance car la réalité est bien plus complexe que le permet notre imagination.
    Aveuglé par l’artificiel, d’un monde « connecté », nous oublions de nous poser les vraies et bonnes questions sur la vie.
    Oui, nous sommes pareil mais à des niveaux variable. Nous franchissons les étapes et les difficultés de nos vies à des âges différents.
    Oui, nous avons tous connu ce que tu décris si bien, la solitude, la tristesse, les doutes, les pleurs, suivre le mouvement, rire sans savoir pourquoi…être terrifier à l’idée de disparaître.
    Oui, nous avons des complexes et des problèmes d’enfance que l’on traine comme des boulets.
    C’est ce qui fait de nous ce que nous sommes aujourd’hui.
    Inversons les choses.
    Soyons fiers de nos complexes et de nos boulets d’enfance, inutile de les subir davantage, faisons-en une force ! Inévitablement, ils demeuront impossible à changer.
    La quête de la validation, d’être aimé est un exercice complexe qui consume quiconque. Restons nous même en toutes circonstances, laissons faire la vie, que l’on plaîse ou pas, nous n’avons pas les manettes.
    Tu es un super mec, on t’apprécie énormément et bien plus encore, tu n’imagine même pas, pour celui que tu es et pas celui que tu aimerai être.
    (laissons nos complexes de côté)
    Beaucoup seront d’accort avec moi.

    Merci de nous faire rêver, merci pour tout ce que tu es et ce que tu réalise pour nous tous. Ça c’est acté et c’est inaliénable./

    Je sais que tu sais, mais je voulais que tu saches que ceux qui savent reconnaître la belle personne que tu es, sachent te le dire ici en sachant que nous sommes nombreux à savoir que tu le saches déjà mais c’est toujours bien de le savoir.
    On t’aime !
    Merci Z

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